jan 19

A UN CHIEN PARLER CHIEN !

Je dis souvent qu’avant d’exiger un comportement à un chien, on doit prendre le temps de lui enseigner ce comportement. Même si cela semble une vérité bien simple, beaucoup de gens se précipitent encore dans l’exigence sans enseignements préalables. j’ajoute que même avant d’enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, on doit savoir à qui on a affaire.

Nous, humains, entre nous, on applique facilement cette règle; je n’irai pas enseigner à ma mère comment on fait un renversé aux ananas. je ne me mettrai pas en tête non plus d’aller montrer à mon neveu à jouer de la guitare électrique…
Il est normal et sûrement respectueux d’agir ainsi entre individus. Alors qu’en est-il face aux individus d’une espèce étrangère, tout aussi différents entre eux que nous le sommes entre humains ? Que savons-nous du mode de communication chez les chiens ? De leurs désirs ? Leurs humeurs ? Leurs émotions ?  Pas beaucoup de livres nous renseignent énormément sur le sujet. Les scientifiques se sont plus attardés au langage des baleines, des oiseaux ou des singes.  Le fait que nous partagions nos vies de très près avec les chiens depuis au moins 14 000 ans, nous a-t-il rendu l’espèce canine moins exotique au point d’en oublier de s’y intéresser plus à fond ? Ce que nous connaissons d’eux se limite souvent au fait que s’il  grognent, il est fâché, s’il remue la queue,  il est content ! Bien sûr, j’exagère un peu. Mais quand même, nous n’avons pas été très perspicaces en ne reconnaissant que si peu de signes. Qu’à cela ne tienne, nous sommes toutefois sur la bonne voie. En effet, nous savons que la majeure partie du langage canin est constituée de signes corporels. C’est avec leurs mimiques faciales, leurs oreilles, leurs yeux, leurs dents (!) et tout leur corps qu’ils s’adressent à leurs semblables autant qu’à nous. À nous maintenant de les comprendre.

Et si on parlait chien !!!

Avant de savoir parler chien, il faut apprendre à « lire le chien ».

La queue, les oreilles, le poil, le corps, les babines etc.…sont autant d’éléments de son langage avec lesquels il nous parle sans arrêt !

Apprendre à comprendre ces signes, à pouvoir les décoder, c’est un bout du voile qui se lève sur un monde bien différent du nôtre !

Alors seulement on saura oublier tout anthropomorphisme et commencer à regarder son chien d’une autre façon!

On découvrira qu’il est un merveilleux compagnon même s’il ne peut pas fonctionner en humain!

On l’aimera de la meilleure façon en le respectant en tant que chien!

Il trouvera auprès de nous la sécurité et le calme et nous acceptera comme des individus de sa meute !!!

On aura dès lors franchi un tout petit peu la frontière qui sépare nos deux mondes !!!Et on pourra enfin communiquer…..

Jean Lessard, Éducateur canin,
Diplômé de la CCPC .

Faites moi part de vos commentaires.

Dominique

jan 19

‘’Il n’y a pas de chien méchant ni de chien gentil ‘’

Les races dites dangereuses telles que le rottweiler ou l’am staff sont-elles plus difficiles à éduquer ?
M .M.L :Je ne pense pas qu’on puisse parler de races difficiles. Il est, comme pour tous les chiots, très important d’avoir un chiot correctement sociabilisé et préparé à la vie future qu’il va mener.
Il convient donc de prendre son temps pour bien choisir son chiot.
Ces races-là ne sont pas plus difficiles mais le législateur leur demande d’être parfaitement obéissantes en toutes circonstances. Aux vues de ces exigences, il faut leur consacrer du temps. La clé réside dans une collaboration homme – chien basée sur le respect et le plaisir. Mes confrères dresseurs et/ou éducateurs peuvent être de très bons guides.
Certaines races de chiens sont-elles plus dangereuses que d’autres ?
M .M.L :Oui… et non ! En fait, j’aime à dire que tous les chiens sont en quelque sorte livrés avec des dents et qu’ils sont donc tous potentiellement mordeurs… par peur, par agacement, par protection de leur nourriture…
Les facteurs de gabarit et donc de puissance provoquent évidemment des morsures plus importantes et impressionnantes.
Mais cela ne veut en aucun cas dire que les plus puissants passent plus facilement à la morsure, ni que telle race serait plus prompte à mordre.
Il y a bien d’autres facteurs qui rentrent en ligne de compte. Le danger réside souvent dans nos imprudences !
C’est un non-sens que de se focaliser sur la race. La socialisation, l’état de santé, le contexte et bien d’autres paramètres feront qu’un chien mordra ou pas et tout cela n’est pas lié à la race. Ce qui est bien plus dangereux à mon avis, c’est l’étiquette du « chien gentil » et du « chien méchant » : celle-ci induit des comportements humains qui, eux, peuvent être alors à l’origine des incidents.
La loi sur les chiens dangereux va-t-elle résoudre les différents problèmes que peuvent poser ces chiens ?
M .M.L :Non, je ne pense pas : on se trompe de cible. La mise en place d’un catalogue de « chiens gentils » ou « chiens dangereux » est une erreur.
En effet, la réaction d’un chien est propre à chaque individu et est liée au contexte. On met l’accent sur certaines races, alors que statistiquement, ce ne sont pas celles-là qui mordent le plus souvent. De la même façon un test comportemental démontrera à l’instant « t » que le chien est capable de répondre aux demandes du propriétaire, mais en aucun cas que le chien réagira favorablement en toutes circonstances. On parle d’un permis de chien… mais sur quelles exigences ? Certains chiens sortis brillamment des concours d’obéissance canine ont mordu. Leurs propriétaires avaient pourtant réuni toutes les qualités d’un « bon maître ». Il est alors compliqué de dire qui a le droit de posséder ou non un chien. Je suis intimement convaincue que l’information massive sur la prévention aux morsures, sur les moyens d’éviter les situations à risques et sur la responsabilisation des propriétaires de tous les chiens sera bien plus efficace.
Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant adopter un chien classé dangereux ?
M .M.L :D abord, de bien réfléchir aux contraintes de sa vie personnelle et surtout que toute la famille soit d’accord. Car en plus de toutes les contraintes liées à l’acquisition d’un chien, il y a désormais les exigences de la société. Port de la muselière, assurance, déclaration en mairie, regard des autres… La famille est-elle prête à répondre à tout cela ? Ensuite, de prendre le temps de choisir la provenance de son chien. La sélection des parents (la mère en particulier) qui doivent être bien dans leurs pattes, l’environnement stimulant et des conditions sanitaires impeccables, sont les conditions sine qua non pour avoir un chiot équilibré. Pour conclure, prenez beaucoup dans la socialisation et le dressage de votre chien. N’hésitez pas à vous faire conseiller, suivre par des professionnels car votre chien peut être mis à mort pour une babine relevée. Le délit de sale gueule ne lui sera pas pardonné. Mais avoir un tel chien n’est certainement pas impossible.
En tant que comportementaliste, vous arrive-t-il de rencontrer des maîtres « dépassés » ? Quelles races sont le plus concernées ?
M .M.L :Bien sûr ! C’est la principale motivation pour venir vers un comportementaliste. Ils sont dépassés car ils ne comprennent plus leur chien ou alors celui-ci ne correspond pas à l’idée qu’ils s’en faisaient. Le chien est comparé à l’image qu’on a de lui, aux anciens animaux avec lesquels on a vécu, ce qu’on a lu, entendu… Et ce chien-là n’est pas celui qu’on attendait ! Il mange le tapis, gratte les fleurs, pire, il lui arrive de grogner ! Donc là, c’est l’angoisse et la panique. Notre rôle est d’écouter, comprendre et aider ces personnes pour que la relation qui les unit à leur chien se rétablisse : j’explique qui est leur chien et quelles sont les pistes à exploiter pour vivre ou revivre en harmonie avec leur poilu. Côté statistiques, je n’ai pas l’impression d’une race plus touchée que d’autre… Et comment classer les croisés ?
Marianne Mary-Lastère (Comportementaliste)
Marianne Mary-Lastère est comportementaliste. Formée auprès de Michel Chanton, le spécialiste de l’amélioration des relations homme/chien, elle analyse les problèmes de comportement posés par les chiens.

REAGISSEZ

Dominique

déc 09

Ce matin, tu étais déjà debout, tu faisais les bagages, car nous partions en vacances.
Tu as pris ma laisse.
Que j’étais contente !
Partir avec toi en vacances, que de promenades en perspective !

On est montés dans la voiture.
On as roulé pendant longtemps, puis, tu t’es arrêté au bord de la route, je n’ai pas compris pourquoi et la portière s’est ouverte, tu m’as lancé un bâton.

J’ai couru, couru, couru, couru, et je l’ai attrapé…

Mais quand je suis revenue vers toi, pour te le ramener, je ne te voyais plus.

Prise de panique, je suis allée à ta recherche, j’ai flairé, appelé, mais ce fût vain !
Je ne te trouvais plus.
J’ai cherché, cherché, cherché et je ne te trouvais pas.

De jour en jour, je m’affaiblissais, j’avais faim, j’avais soif, mes pattes me faisaient mal, saignaient.

Malgré tout, je t’aimai et je voulais te retrouver, tu me manquais trop.

Epuisée, je me suis un peu reposée.

J’ai dormi, dormi, dormi, dormi, je ne sais combien de temps.

Lorsque je me suis réveillée, un homme s’est approché de moi, m’a mis une laisse et je me suis retrouvée dans une cage.

Bon, j’étais perdue !!! Tant pis pour moi, j’avais qu’à faire attention !!!

Je me disais, « mon maître va venir me chercher ».

C’est là que j’ai attendu ton retour, mais tu n’es jamais venu.

Quelqu’un ouvre la porte, mais ce n’est pas toi.

C’est l’ homme qui m’a ramassée.

Il m’emmène dans une pièce qui sent mauvais, il fait froid.
On dirait la mort.

Mon heure est venue…
Il me met dans une pièce froide, qui sent bizarre.

Je sens une piqûre, PUIS PLUS RIEN !!!!

Cher maître, je veux que tu saches que malgré ce que tu m’as fait, c’est ton image qui me revenait avant mon dernier soupir et si je pouvais revenir sur terre, c’est vers toi que j’irais, car je t’aimais !…

août 30

Semaine 1:

Ca fait aujourd’hui une semaine que je suis né.

Quel bonheur d’être arrivé dans ce monde! Lire la suite »

août 24

Par Jim Willis (2001)

Quand j’étais un chiot, je t’ai amusé avec mes cabrioles et t’ai fait rire.

Tu m’as appelé ton enfant, et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés je suis devenu ton meilleur ami.

Toutes les fois que j’étais méchant, tu agitais ton doigt vers moi et me demandais : « comment est ce possible ? »

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